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La France mise sur la voiture autonome

Écrit par  14 mai 2018

Les ministres des Transports, de l'Economie et du Numérique présentent, ce lundi après-midi 14 mai, les orientations stratégiques de la voiture autonome pour la France. Elles doivent permettre d'accélérer l'arrivée de véhicules sans conducteur sur les routes. Malgré les doutes sur la sécurité après plusieurs accidents notamment aux Etats-Unis, les essais vont être étendus. Plus question de revenir en arrière.

Dès l'an prochain, des voitures à conduite autonome doivent être testées en France sur des routes dites ouvertes dans le trafic. Des véhicules de niveau 4, le conducteur sans avoir besoin d'être attentif, pourra reprendre les commandes.

Ce n'est pas encore le pilotage 100% automatique, mais d'après Meïssa Tall, consultant automobile au cabinet Deloitte, la machine est bel et bien lancée pour la France.

« Ses constructeurs, ses équipementiers, ses start-ups arrivent effectivement avec des innovations extrêmement fortes, dit-il. La France a déjà fait des évolutions de son cadre législatif pour permettre des tests et annonce l’accélération de son mouvement pour faciliter cette arrivée qui est inéluctable. »

Car au-delà des contraintes techniques ou juridiques, explique Catherine Gabaude, chargée de recherche à l'Institut des sciences et technologies des transports, les enjeux sont majeurs dans les pays industrialisés.

 

« Déjà il y a la baisse de consommation des carburants, puisqu’avec des conduites plus fluidifiées on peut espérer que les voitures consomment moins ; des enjeux de sécurité routière dans une population comme la nôtre qui est vieillissante. Dans les grandes villes, on perd beaucoup de temps dans les embouteillages et si demain ce véhicule pouvait nous permettre de limiter la congestion, ça peut être intéressant »,  explique-t-elle.

Via ce plan « voiture autonome », le gouvernement français veut rester dans la course avec les Etats-Unis et surtout la Chine, désormais dotée d'une feuille de route nationale. En mars, le géant de l'internet Baidu était autorisé à effectuer des tests dans Pékin.