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Ex- Ocpt : Face aux réseaux mafieux, Okundji donne mission à Liquid Télécom d’aider la SCTP à rentabiliser la fibre optique

Écrit par  9 avril 2018

Des réseaux mafieux au sein de la Société Commerciale  des Postes et Télécommunications tentent sans succès de bloquer l’exploitation de la fibre optique accordée à Liquid Télécom par le ministre des PT NTIC, Emery Okundji  afin de permetttre à cette entreprise de se revitaliser.

Dans un entretien accordé dimanche 08 avril à 7/7, le Dircteur de cabinet adjoint du Ministre des PT NTIC, John Oluku s’est étonné que depuis que le gouvernement a signé avec la multinationale sud africaine Liquid Télécom pour la gestion de la fibre optique, quelques syndicalistes et agents de la Sctp s’activent , sans raison valable, à jeter le Ministre Okundji en pâture. A bien analyser leur réaction, ils ont lu l’arrêté sans bien pénétrer le cahier des charges.

Ils ignorent premièrement  que le gouvernement ne pouvait pas le confier à la SCTP qui, étant elle aussi société commmerciale, demeure concurrente aux autres opérateurs. Manipulés par une main noire, ils passent dans les médias pour dénoncer la décision du gouvernement.

Pourtant, la SCTP n’a pas l’expertise technique  nécessaire pour gérer la fibre optique, explique Oluku qui s’indigne de constater que certaines personnes habituées à la mafia veulent maintenir la société dans un état comatique. Ceux  qui s’opposent à cette réforme oublient que la Sctp avait demandé sans réussir à  Liquid Télécom  de connecter  le pays à la Zambie par fibre optique ( faute de matériels ).

En plus, le Dircaba d’Okundji assure que la licence accordée à Liquid Télécom pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau public à fibre optique en République Démocratique du Congo limite ses droits à établir uniquement  les réseaux domestiques  ( rings métropolitains ) dans les villes de Kinshasa, Lubumbashi et Goma ainsi que de couvrir  le tronçon Kolwezi.

Il est clair que cette entreprise sud africaine n’a pas le droit d’établir un réseau de transmission national ( Backbone ) qui est réservé à la SCTP détentrice de droits. John Oluku rappelle que Liquid Télécom ne pourra pas non plus charrier son trafic international sans passer par les passerelles de la Sctp, seul opérateur autorisé pour l’heure.

Et dans le cahier des charges préparé  par l’Arptc, il est stipulé clairement qu’aux endroits où  la SCTP n’aura pas établi des passerelles de sortie à l’international, Liquid Télécom pourra les construire et les exploiter en collaboration avec la Sctp.  » De telles passerelles devront être transférées à l’Etat « .

Pour le Directeur de cabinet adjoint du Ministre des PT NTIC, Liquid Télécom ne sera en réalité que le distributeur des capacités de la Sctp avec laquelle il devrai établir des relations commerciales. Ce partenariat pourra aider la Sctp à rentabiliser son réseau existant et l’étendre partout. L’avantage, c’est que l’entreprise bénéficiera des investissements de Liquid Télécom.

Certes, l’ex-Ocpt dispose d’un réseau de transmission à fibre optique qui constitue le   » backbone national  » mais cependant les experts  du domaine relèvent qu’à elle seule, elle n’est pas en mesure de servir les utilisateurs finaux et les grandes entreprises en leurs besoins en fibre optique. D’où la nécessité d’organiser la distribution des capacités de la Sctp auprès de ces derniers.

Cette stratégie contribuera à éradiquer toutes les connexions frauduleuses sur la fibre.

D’ailleurs à ce jour, les récentes études démontrent que les activités de fourniture des services  d’accès Internet sont exercées de manière désordonnée au point que l’Etat ne dispose pas d’un fichier exhaustif des opérateurs de ce segment et voit échapper des recettes importantes au trésor public.

En signant l’arrêté du 05 fevrier 2018 portant création du point d’échange Internet national de la RDC, la démarche du Ministre Okundji, selon John Oluku, est simple. Il s’agit de permettre au gouvernement d’avoir un regard sur une activité qui a des implications sur la sécurité  et les finances publiques.

Pourtant, dix ans se sont déjà écoulés depuis que la SCTP dispose de la fibre optique sans que rien n’ait été fait. La fibre optique est devenue une mine d’or que les agents observent. L’état a dépensé des millions de dollars. Un crédit avait été contracté à la banque chinoise Exim Bank pour matérialiser ce projet. Il doit être remboursé. Que faire pour honorer les engagements de l’Etat ? Aucune reponse. Malheureusement depuis 2008, ceux qui travaillent contre les intérêts de l’ex-Ocpt s’acharnent de manière diabolique pour empêcher tout projet d’exploitation de la fibre optique.

Alors que le cahier des charges remis à la société sud africaine par le gouvernement de la république l’oblige à coopérer étroitement avec l’opérateur public et à respecter tous ses droits. Et John Oluku de s’interroger : Peut on parler d’étouffer la SCTP quand il est dit que :  » la Commission chargée de l’implantation du Point d’échange devra recourir à la SCTP pour ses infrastructures et ramener vers cet opérateur public les fournisseurs d’accès à Internet et des contenus surtout pour les besoins en capacité de la fibre optique « .

L’éradication de la fraude dans cette activité, à travers l’identification de tous les acteurs, fera éviter à la SCTP les pertes qu’elle connaît présentement à la suite des connexions pirates orchestrées souvent avec la complicité des cadres de cette entreprise.

 
Des sources récoupées au sein de cette entreprise indiquent que quelques agents et cadres pillent leur propre société. Avec leurs réseaux maffieux, ils ont établi des liens avec certains détenteurs de Sim Box pour vendre de manière frauduleuse des capacités. Il s’avère même que des bâtiments et autres biens de l’entreprise ont été spoliés. A la base, le même groupe hostile aujourd’hui à la réforme et à la transformation de la SCTP. Un rapport d’audit a créé l’agitation ans le chef d’une autorité bien connue de l’entreprise. Son secrétaire serait lié jusqu’au cou dans une affaire compromettante. Avec Okundji, la SCTP ne va plus être ce canard boiteux avec plusieurs mois d’impayement de salaire.

Alphonse Muderhwa